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UNE SAISON EN ENFER « Cher Satan, [...] je vous détache ces quelques hideux feuillets de mon carnet de damné. » |
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Une saison en enfer est un texte que j'ai immédiatement ressenti sonore, comme une confession théâtrale.
Dans ce monologue à plusieurs voix, un jeune homme met en scène les contradictions violentes qu'il perçoit en lui.
J'ai d'abord écouté puis respecté comme une partition dogmatique l'écriture de Rimbaud.
Puis, en le lisant, en l'écoutant, des percussions se mirent à accompagner le texte. Une musique percussive s'imposa donc peu à peu, exprimant les mouvements internes du texte que la ponctuation et les silences écrits dessinent.
Le poète voyant se révèle ainsi dans un dialogue entre le musicien et le comédien.
Trouver la charpente du jeu, des personnages est le deuxième axe de la direction d'acteurs.
Le spectacle est construit comme succession de moments vécus, un journal sur l'urgence poétique d'un surdoué, provocateur, ironique et sincèrement terrorisé.
Les spectateurs seront pour le comédien les interlocuteurs de ce journal, Satan, Dieu, comme il semble que Rimbaud les inventa lui-même.
Jacques Viñas.
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